mardi 11 septembre 2012

Arc-en-ciel

Ce début de semaine commence bien, j'espère qu'il va durer. Parce que j'ai le moral, parce que les cours m'intéressent, parce que j'ai des amis en or, et parce que même si je suis folle amoureuse d'un garçon qui habite à des milliers de kilomètres, j'ai quand même la côte avec les autres. Tout est une question de confiance en soi.
Mais il est vrai qu'avec G., on joue à un jeu destructeur. Pour lui, je ne sais pas, mais pour moi ça l'est amplement. C'est à celui qui tiendra le plus longtemps sans répondre aux messages qu'on s'envoie. J'ai battu le record en le faisant languir pendant deux jours, mais maintenant c'est à son tour, ça fait deux heures qu'il a vu mon message, et je commence déjà à m'impatienter. Et s'il joue au même jeu que moi, je risque d'attendre pendant longtemps. Et puis il y a N., une fille qu'on a connu à Agadir qui n'arrêtait pas de le draguer. Elle a publié sur mur quelque chose du genre : "tu me manques trop, donne-moi signe de vie" et il n'a toujours pas répondu. Je sais qu'elle ne lui plait pas, mais ça me rend folle quand même.
Et puis il y a Alex, qui est plus un fantasme, le genre de coup comme ça auquel je ne dirai pas non. Il est mignon, un peu paumé et deux de tension, mais mignon, et puis si il peut me faire oublier mon Parisien, ce serait une chose merveilleuse : "Alex, en mission humanitaire : sauver Barbara.". Il est gentil, mais personne ne sait vraiment ce qu'il se passe dans sa tête.
De toute façon, personne ne sait ce qui se passe dans la tête de tout le monde. Moi la première. Les gens se demandent comment je fonctionne, ils arrivent pas à me cerner. Même moi parfois je n'arrive pas à me comprendre. Enfin voilà, je suis peut-être folle, mais tout le monde est un peu cinglé.
Ce matin, il y  a eu la cérémonie en l'honneur de la fille décédée. C'était triste, trop émouvant. J'ai vu sa mère que je connais, et elle m'a fait la bise, on aurait dit qu'elle était dans un autre monde, qu'elle n'avait pas réalisé ce qu'il se passait. Je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer ma mère dans cette situation. Et j'ai compris que ce n'est pas la mort en soi-même qui me fait peur, mais c'est de voir tous mes proches pleurer, avoir de la peine, être anéantis (merde, je me répète, j'ai dis pareil dans l'article précédent, un début d’Alzheimer ?)
En début de cette deuxième semaine, on sait tous que cette rentrée mouvementée nous aura apporté quelque chose, une leçon de vie, une morale : VIVE LA VIE MÊME SI ELLE N'EST PAS TOUJOURS ROSE !
Alors, c'est avec un arc-en-ciel dans le coeur (la pluie avec du soleil, jolie métaphore non ?) que je vous dis peut-être à demain, et que je vous embrasse tous de mille et tendre baisers !

B.

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