samedi 8 septembre 2012

Le sens de la vie

En ce moment, je suis perdue. Complètement perdue. Ne me demandez pas pourquoi, moi-même je ne sais pas. Je suis perdue, c'est tout.
Hier, il y avait l'enterrement de la fille de mon lycée, ma mère y est allée mais elle m'a dit que ce serait trop dur pour que j'y aille, que j'aurais cette lourde image dans ma tête jusqu'à la fin de ma vie. Alors, je suis allée chez Océ, avec une certaine culpabilité en moi. Je me demande ce que ressentent ces proches. Moi-même je suis touchée par cet évènement, alors que je la connaissais à peine. Alors je me dis que ses parents et ses amis doivent avoir mal, mal à en crever. J'imagine sa mère après l'enterrement, après les obsèques. J'imagine son père et son frère aussi. Rentrer à la maison à trois, alors qu'il y a trois jours seulement ils étaient quatre. Se rendre compte qu'elle est partie pour de bon. Passer la première étape du deuil : le déni. Je me dis que même si elle n'est pas facile, la vie n'a pas de prix. On en parlait avec Océ. Je sais maintenant que ce n'est pas la mort en soi qui me fait peur, mais le fait de faire de la peine à mon entourage, de leur faire mal. Je sais maintenant qu'il faut en profiter, et que même si la vie peut parfois être injuste, amer, difficile, la mort ne mène à rien.

Et moi, au fond de moi, j'ai mal quand même. J'ai ce qu'on appelle "la maladie d'amour". J'ai quelque chose qui me bousille le coeur, une sorte de boule en moi qui me fait terriblement mal. J'ai la nausée, envie de vomir sur ces sentiments. J'ai compris quelque chose : tomber amoureux, c'est facile. Oublier, c'est plus compliqué. C'est comme quand on apprend à un enfant de parler. C'est facile, mais après pour le faire taire, c'est autre chose. Bah là, pour faire taire mon coeur, c'est pareil. Il hurle, comme un bébé qui a mal au ventre. Je pourrais presque l'entendre hurler dans mes sommeils, quand je rêve de lui, quand j'entends sa voix et que je vois son visage. Il hurle encore plus fort au moment du réveil, au moment où la réalité resurgit, au moment où je me rends compte que tout ça n'était qu'un rêve, où je vois que je suis encore dans ma chambre, qu'on est le 8 Septembre et qu'il n 'est pas là. J'ai peur, j'ai mal. Je ris, je pleure. J'me sens complètement bipolaire.
Je passe du coq à l'âne, et du rire aux larmes.

B.

PS : je sais que mes articles se ressemblent tous, mais je n'ai rien d'autre à raconter que ce qui me tracasse en ce moment, et écrire me fait du bien, enfin c'est ce que je pensais avant. Je sais que j'ai des amies en or, mais la douleur est toujours là, et c'est avec culpabilité et rage que je n'arrive pas à me défaire, comme si c'était une addiction, une drogue.

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