jeudi 6 septembre 2012

L'amour ça rend fou

Je n'arrive pas à l'oublier.
Cela fait trois semaines que je ne l'ai plus vu, et je me suis dis que je l'oublierai au bout de quelques jours, comme d'habitude.
Mais voilà, je n'y arrive pas, cette fois. Je pense à lui tout le temps, et ça me fait mal.
J'ai mal quand je me réveille. Je repense à lui, à sa voix, à son sourire. Chaque réveil, chaque jour sans lui est un suicide de plus en plus douloureux.
Et j'ai peur surtout. J'ai peur parce que je sais qu'il a sa vie, qu'il va sortir avec des filles, et j'ai peur qu'il m'oublie.
Je n'arrive pas à pleurer. Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que la peine est beaucoup trop grande pour que les larmes puissent parvenir à mes yeux. J'ai pleuré quand je suis partie, dans l'avion, puis j'ai pleuré à la fête de K., mais j'étais saoule.
C'est comme un vide en moi, en fait. J'ai l'impression de ne pas être entière, de ne pas être moi, de ne pas vivre.
C'est drôle, quand même, tous ces sentiments. C'est surtout flippant. Je me demande si je lui manque. C'est drôle, mais je l'aime tellement que j'ai envie qu'il souffre comme un chien. J'ai envie qu'il ait mal parce que je suis loin, parce qu'il ne me verra plus, parce que je lui manque.
Je n'ose pas lui envoyer de message. Je n'ose pas lui avouer mes sentiments.
Parfois, j'espère qu'il m'envoie un message pour me dire qu'il ne m'a pas oublié, qu'il est fou amoureux de moi, et que la distance ne le gêne pas.
Et quand j'ouvre la porte de chez moi, j'imagine qu'il est derrière avec un grand bouquet de rose, comme dans les films débiles à l'eau de rose.
Je pense au goût de ses lèvres, au bleu de ses yeux, au carré de ses épaules et à ce grain de beauté sur le côté de son cou.
Il n'est pas si beau que ça. Mais il m'attire, je ne sais pas pourquoi. Dès le premier regard il m'a attiré. Je me souviens, ça m'a fait tout drôle. Et je l'ai mieux connu, et c'était parfait. On se ressemblait tout en se complétant. On avait des points communs et des différences, et je restais moi-même avec lui.
Aujourd'hui, je n'ai pas eu cours, mais j'ai voulu aller au lycée pour me changer les idées, pour penser à autre chose qu'au chagrin qui occupe mon coeur.
Je sais que j'ai des gens à qui parler, des gens qui sont là pour moi et qui m'écouteront toujours, comme Océ ou Lisa. Mais j'ai beau en parler, chaque jour j'ai un peu moins d'espoir.
Si quelqu'un a un remède, une colle à coeur brisée, je suis preneuse, parce que je vous jure, malgré mon sourire et mon rire sincères, j'ai affreusement mal...

De tristes baisers,
B.

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