C'est un retour à la réalité. On repense aux amours de vacances (G., pour ma part, qui a été un véritable coup de foudre pendant mes vacances au Maroc, et que je n'ai pas encore su oublier. Il vit à Paris, donc loin de chez moi), aux fêtes et à la plage. On repense à tout ce qui a composé deux mois de pure extase, deux mois de liberté.
On est le Deux Septembre, et dehors il pleut, comme si le temps voulait nous narguer. Véritable choc. J'ai remarqué que la ville entière se préparait à cette dure rentrée, en allant faire ma carte de bus. Les restaurants des plages étaient fermés, il n'y avait pas un chat dans les rues et les concierges balayaient le sol devant les écoles.
Le moment où j'ai vraiment compris que les vacances étaient finies, c'était lorsque mon portable a sonné. C'était le directeur du théâtre dans lequel j'exerçais mon activité extra-scolaire pour me dire que le théâtre reprenait ce Mercredi. J'ai cru que j'allais me mettre à pleurer de déception.Je guette quand même un message de G., pour me souhaiter une bonne rentrée, ou même un salut. J'envie mon amie qui sort depuis un an avec son petit-ami de Paris. Je me dis que ça pourrait m'arriver à moi.
Puis je pense au BAC Français qui me guette, aux devoirs, aux devoirs surveillés, aux bacs blancs, aux retenues, aux profs, aux surveillants. Je repense à cette pauvre distributrice en plein milieu de la cour, aux cigarettes, aux prochaines vacances, à ma bipolarité, aux filles qui se la pètent et à celles qui ne se la pètent pas. Je repense aux beaux garçons de mon lycée, et étrangement, je n'ai pas du tout envie de les revoir.
Je regarde ma petite-soeur qui rentre en CE2, et mon petit-frère qui rentre en 4ème. Est-ce qu'ils pensent aux mêmes choses que moi. Je ne sais pas.
J'ai préparé mon sac, ma trousse, mon agenda à motifs de têtes de mort (je suis une véritable fan des têtes de mort). Je glisse mes lunettes de soleil à l'intérieur, avec le souvenir de ce geste fait avant de partir au Maroc. Je glisse mes médicaments contre les aphtes que je combats depuis deux semaines, et les clés de ma maison. Envie de pleurer. Et si demain je séchais les cours, qu'est-ce que ça ferait ? Ca ne le ferait pas du tout, surtout que je me suis fait la promesse de bien travailler cette année, sachant que je n'ai plus une seule heure de maths (mon point faible).
Je règle mon réveil : 7h15, je commence à 9 heures. Il est 21 heures 56, et il serait temps que je me mette au lit avec mon livre, pour que je puisse attraper le sommeil à temps (je souffre d'insomnies, je ne m'endors pas avant une heure du matin normalement, alors je n'ai plus qu'à prier pour que je puisse m'endormir tôt, ce soir).
Je vous offre cette jolie chanson française pour pouvoir déprimer toute la nuit :
Alors, c'est avec le coeur lourd et mes souvenirs de vacances que je vous souhaite à tous une bonne rentrée, et ne pleurez pas trop, les prochaines grandes vacances sont dans un peu moins de 279 jours.
Gentils baisers,
B.

Et bien bienvenu sur la blogo :)Merci pour ton gentil commentaire en tout cas ;)
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