mardi 4 septembre 2012

C'est reparti pour un tour !!

Voilà ! Je suis désormais une élève de Première L. C'est la dernière ligne droite, l'avant-dernière année avant d'entamer ma vie d'adulte. C'est que ça fait drôle, quand même. Je me souviens de ma rentrée au CP, de mes premières copines, de mes premiers devoirs. Et là, je suis au bout de ma scolarité, à la fin de mon enfance. Le temps passe vite. 
Ma classe est plutôt sympa, on n'est qu'une vingtaine tandis que les autres classes se retrouvent à trente, voire quarante élèves. Ma prof principale est la prof de français, forcément. Elle est gentille, et vieille. Elle nous a déjà demandé d'acheter des livres de Beaumarchais, et elle nous a foutu le stress en nous parlant du BAC et de la lourdeur du programme. 
Je repense à G. Je me demande comment s'est passée sa rentrée, s'il est dans une classe cool, s'il a retrouvé ses amis, s'il leur a parlé de moi. J'espère que lorsque ses copains lui demanderont où il est partit pendant les vacances, il pensera ne serait-ce qu'à une partielle de mon visage en répondant Agadir. C'est drôle, je voyais son visage dans ceux de tous les garçons que je voyais, je cherchais une petite ressemblance. Il y a un garçon dans ma classe, un redoublant, qui lui ressemble un peu, il a les mêmes cheveux blonds cendrés et la même carrure carrée. 

Je repense aux paysages d'été, à la plage, aux vacances, et je me dis que malgré cette petite excitation de commencer d'un nouveau pied, tout ça va me manquer, et il va falloir que j'attendre jusqu'en Juillet 2013. Je peux regarder des photos pour me faire rêver, ça oui, je peux imagine que j'y suis, là maintenant, au lieu d'être à Marseille devant mon ordinateur...
J'ai déjà recouvert mes livres, mangé en face du lycée avec mes copines, et je connais déjà mon emploi du temps qui n'est pas si terrifiant que ça. J'me demande si ça me manquera, tout ça, quand je serais une femme active avec un métier et une vie d'adulte. Peut-être, quand je vois toutes les copines de ma mère qui me disent que j'ai de la chance, qu'elles aimeraient elles aussi refaire une rentrée comme ça, dans ces conditions. 
Et je me demande aussi si les profs ressentent la même chose que nous, s'ils sont encore plus stressés, s'ils ont peur de se manquer. On doit certainement les terrifier, ils doivent avoir le trac, ce n'est pas facile de parler devant une assemblée d'élèves endormis et inactifs. 
Je me demande aussi ce que ressentent ceux qui rentrent à l'école pour la première fois. Ils doivent avoir encore plus peur que nous, les lycéens. Ils foncent vers l'inconnu, ils entrent dans le commencement de leur histoire, de leur vie. Des années qui vont faire d'eux les personnes qu'ils seront plus tard. Et ils doivent être triste de quitter leurs parents, leurs habitudes, leurs jouets. Ils doivent sentir qu'ils ne sont plus des bébés, et qu'il est maintenant grand temps de grandir. Ils vont stresser pour un petit coloriage, ou un petit dessin, alors que nous, adolescents, on rêve de ça. Nous, on va sombrer dans les dissertations, les commentaires, les compositions, les romans de Zola, la chute du mur de Berlin... 
Je sais une chose, à présent, c'est que c'est ces deux dernières années qui vont définir ma vie d'adulte, qui vont officialiser la personne que je serais plus tard, qui vont décider de la hauteur de mes études supérieures. Je sais à présent que c'est le début de la fin. 

Des tonnes de baisers, 
B. 

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